La Chronique Agora:Simone Wapler : Les banquiers centraux à la guillotine- et varia

La Chronique Agora

Paris, vendredi 23 juin 2017

  • Simone Wapler : Les banquiers centraux à la guillotine
    Pour qui veut bien les voir, les signes de défiance vis à vis des politiques monétaires menées par les banquiers centraux se multiplient.
  • Bill Bonner : Pourquoi les réductions d’impôts ne nous enrichiront pas
    L’investissement passif prend la main sur les marchés. Incapables de contrôle diligent, absents aux assemblées, les robots achètent et vendent sans lien avec l’économie réelle.
  • Nick Hubble : Et si la démocratie n’était seulement qu’un vote de protestation ?
    La politique est un jeu à somme nulle – au mieux. On ne peut créer de la richesse par la loi, la décréter.
WBC

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LES NOTES DE SIMONE WAPLER

Simone Wapler

Les banquiers centraux à la guillotine

Hier, une dépêche de Bloomberg suggérait que l’or montait car les investisseurs opérant sur les marchés financiers commençaient à douter du bien-fondé des politiques monétaires des banques centrales.

Hier toujours, Albert Edwards, économiste à la Société Générale, analysait que le peuple allait bientôt se révolter contre ces mêmes banquiers centraux.

« Les citoyens déchaineront bientôt leur colère sur les banquiers centraux pris la main dans le sac« 

"Les citoyens déchaineront bientôt leur colère sur les banquiers centraux pris la main dans le sac"

Si cela se produit, si la majorité des gens finissent par admettre ce que je m’use à écrire depuis presque deux décennies, l’or devrait peu après pulvériser tous ses records.

Tout simplement parce que les banquiers centraux « font » la monnaie (sous forme de crédit). Ils ont créé, certifié et diffusé de la fausse monnaie. Cette fausse monnaie a fait monter les prix de toutes sortes d’actifs (immobilier, actions, obligations). Pour acheter ces actifs et se constituer un patrimoine, la classe moyenne doit plus travailler qu’avant l’apparition de cette fausse monnaie ; son épargne est non seulement de moins en moins rémunérée mais perd de son pouvoir d’achat.

A titre d’exemple, voici l’évolution de l’accession à la propriété aux Etats-Unis et des loyers rapportés à l’économie américaine. Gardez présent à l’esprit que le revenu net des Américain stagne depuis 10 ans. En réalité, si on gratte un peu les statistiques, beaucoup d’Américains s’appauvrissent.

Banquiers centraux, défiance, politique monétaire

Moins d’Américains sont propriétaires de leurs maisons et les loyers sont plus chers. Même phénomène au Royaume-Uni et dans tous les pays où gonfle une bulle immobilière.

Plus que quelques heures…

Le Cercle Agora prend fin ce soir à minuit : avez-vous verrouillé vos 11 000 euros d’économies… et votre accès illimité au tout nouveau service de Simone Wapler ?

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La politique monétaire des banquiers centraux a donné naissance à un impôt inflation sélectif, frappant spécialement la classe moyenne. Les privilégiés, ceux qui ont déjà un gros patrimoine constitué et accèdent au crédit presque gratuit, peuvent utiliser l’effet levier pour continuer à s’enrichir.

Le grand public comprenant le trucage et la malversation voudra fuir cette fausse monnaie. Quelle monnaie alternative choisira-t-il alors ? Le bitcoin, une autre cryptomonnaie, l’or, l’argent ?

Mais nous n’en sommes pas encore là. Revenons à Albert Edwards et à sa prospective. Quand la rage pourrait-elle se déchaîner ? Quand le peuple voudra-t-il pousser les banquiers centraux à la guillotine et mettre leurs têtes sur des piques ? Quand la « relique barbare » sera-t-elle exhumée ? Quand un peu de bon sens financier reviendra-t-il ?

La rage se déchaînera au prochain choc sur les marchés, selon Albert Edwards. Les banques centrales auront grillé toutes leurs cartouches et seront incapables de proposer quelque chose (en dehors de plus de tout ce qui n’a pas marché). Les politiciens seront tout à fait disposés à désigner les banquiers centraux à la vindicte populaire.

L’euro, piloté en toute indépendance par Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs, faux-monnayeur patenté, pourra-t-il survivre ?

Dans le doute, un peu d’or ou d’argent-métal (ça tombe bien, ils ne sont pas chers actuellement) sont une bonne précaution que vous ne regretterez pas.

On ne regrette jamais d’avoir pris trop de précautions. On regrette toujours de ne pas en avoir pris assez.
[NDLR : Si vous pensez que l’or a son avenir devant lui dans la future crise monétaire, financière et économique qui s’annonce, vous pouvez, en investissant dès aujourd‘hui dans de petites minières, démultiplier vos gains. Pour cela, il vous suffit de suivre la carte en cliquant ici.]


LES NOTES DE BILL BONNER

Bill Bonner

Pourquoi les réductions d’impôts ne nous enrichiront pas

La journée d’hier a été fabuleusement longue. Le soleil s’est levé à cinq heures du matin. Puis le merveilleux été irlandais s’est déroulé heure après heure.

Nous séjournons dans un appartement, dans le bâtiment de notre siège étranger : un ancien couvent situé près du village de Portlaw, dans le comté de Waterford.

A l’intérieur, les volumes sont vastes et luxueux. A l’extérieur, il y a des pelouses, des fleurs et une prairie dont le foin a été conditionné en grandes balles rondes.

Les corbeaux allaient et venaient parmi les bottes de foin, hier, picorant les graines et les insectes qu’elles pouvaient renfermer.

irlande
Bill se promène dans le parc de St. Stephen’s Green en Irlande

Alors que le soir succédait à l’après-midi, le soleil est tombé lentement dans le ciel. Mais il a refusé de disparaître. Heure après heure, il est descendu de plus en plus bas. Mais comme le marin d’un navire qui a sombré, il est resté à la surface… luttant pour respirer aussi longtemps que possible.

Puis il a disparu… et le jour est tombé.

Mais revenons à l’univers de l’argent et ses charlatans…

Hier, Paul Ryan, président de la Chambre des Représentants, n’a exprimé ni espoir, ni conviction : uniquement des absurdités.

« Il faut boucler cela en 2017. Une réforme fiscale transformationnelle peut être réalisée, et nous allons de l’avant. En avant toute. »

Des réformes fiscales « transformationnelles », cela a l’air exaltant. Mais qu’est-ce que cela transforme ? Et en quoi ?

Essayons de revenir à la nage vers la rive… où nous pourrons enfoncer un ou deux orteils dans la vase et nous connecter au monde réel.

Un véritable problème se pose en Amérique : la plupart des gens s’appauvrissent. Personnellement, nous avons toujours apprécié les allègements d’impôts. Mais voilà, nous avons un scoop : aucun projet de réforme fiscale ne pourra enrichir ces gens.

La plupart d’entre eux ne sont pas pauvres parce que l’Etat leur prélève trop d’argent. Ils le sont parce que l’Etat a englué et dénaturé leur économie.

Entravée par les réglementations, l’argent falsifié et les accords entre compères, l’économie ne peut créer les emplois et les revenus dont les gens ont besoin.

L’honnête Loi de Say…

Les économistes classiques ont cerné tout cela. Comme l’indiquait Jean-Baptiste Say, en 1803, dans son Traité d’Economie Politique, « c’est la production qui ouvre des débouchés aux produits ».

C’est ce que l’on a appelé la Loi de Say : l’offre crée sa propre demande. Vous achetez des récoltes avec des produits. Si vous comptez dépenser de l’argent, vous devez d’abord fabriquer quelque chose que les autres veulent acheter.

Pas des soins de santé coûtant 10 fois ce qu’ils devraient, ni des guerres interminables (hé, nous envoyons de nouvelles troupes en Afghanistan ; ça devrait le faire !), ni des déclarations stupides sur nos comptes en banque à l’étranger… ni des bulles boursières.

Vous ne pouvez pas forcer les gens à acheter vos produits en instaurant des barrières commerciales… ou en faisant dégringoler les taux d’intérêt au ras du sol. Seuls fonctionnent les accords gagnant-gagnant vous permettant de gagner de l’argent.

Contre les zombies de l’Etat-providence

Aujourd’hui, nous allons prouver l’une des choses les plus importantes que nous affirmons : les gens s’appauvrissent.

Concernant le premier point, bon nombre des statistiques américaines relatives aux revenus et à la richesse sont très déformées. L’une des principales déformations vient des corrections relatives à l’inflation. Les chiffres officiels ont tendance à sous-estimer la perte de revenu due à la perte de pouvoir d’achat du dollar.

Prenons une voiture par exemple. Aujourd’hui un pick-up Ford est technologiquement supérieur au modèle de 1980. Alors l’Etat corrige le prix à la baisse. Il va peut-être vous coûter 30 000 $ mais l’Etat dit que vous ne dépensez que 15 000 $ car vous « en avez deux fois plus [qu’avant] pour votre argent ».

Et hop ! Pas d’inflation.

L’autre principale déformation vient de l’établissement d’une moyenne. Depuis 1980, la moitié de la population n’a pas vu ses revenus progresser. Rien.

Mais les 1% les plus riches, eux, ont plus que triplé leurs revenus et, désormais, ils gagnent 81 fois plus par habitant, que les gens se situant dans la moitié inférieure. Si l’on établit une moyenne, on a l’impression que tout le monde gagne plus.

Jusque dans les années 1990, une famille américaine gagnait plus qu’il ne le fallait pour assurer son niveau de vie. Puis, lorsque les salaires post-inflation ont stagné et que les prix à la consommation ont grimpé, cette famille a dû emprunter uniquement pour maintenir son train de vie.

Cette importante augmentation du crédit à la consommation a permis à l’économie de tenir et aux niveaux de vie de progresser plus ou moins.

Un autre élément déforme les choses : les « prestations sociales », telles que les prestations pour invalidité, les prestations chômage et l’aide alimentaire, qui atteignent des niveaux record.

Elles n’ont jamais autant contribué – en pourcentage du revenu disponible – au bien-être des familles.

Cela permet à l’Etat de dire aux gens qu’ils « s’en sortent mieux », même s’ils ont été transformés en zombies de l’Etat-providence.

L’illusion de la richesse

Ces déformations se reportent sur les chiffres relatifs à la « richesse » des foyers américains.

Selon les chiffres émanant de la Fed, les Américains n’ont jamais été aussi riches, avec 110 000 Mds$ d’actifs et seulement 15 000 Mds$ de passif.

Mais la quasi-totalité de l’augmentation provient de la hausse des prix de l’immobilier et des marchés actions et obligataires bidon.
[NDLR : Bien entendu, l’Etat prélève sur la valeur de ce patrimoine immobilier, notamment par l’intermédiaire de la taxe foncière. Ne la payez plus les yeux fermés car le complexe système français est truffé d’erreurs. Découvrez toutes les échappatoires 100% légales pour réduire votre facture pendant des années en cliquant ici.]

Là encore, cette richesse se concentre entre les mains des riches. La quasi-totalité de la richesse prétendument créée en augmentant le prix des actifs est allée dans les poches des 10% les plus riches.

Si l’on fait la moyenne, on a l’impression que nous sommes plus riches grâce aux bulles de Wall Street.

En réalité, seules quelques personnes le sont. Et encore, oserons-nous dire, uniquement tant que l’Etat réussit à empêcher la bulle d’éclater.

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LES NOTES DE NICK HUBBLE

Nick Hubble

Et si la démocratie n’était seulement qu’un vote de protestation ?

Seule la croissance de la productivité fait augmenter le PIB par habitant. Les lois limitent la productivité.

Cela signifie que sur le long terme, les électeurs seront toujours déçus par ceux qu’ils ont portés au pouvoir. Peu importe la politique promise, elle coûtera plus que ce qu’elle ne rapportera.

Dans l’agitation politique qu’est une démocratie moderne, chaque groupe d’intérêt tente de sécuriser sa part aux dépens des autres. Au final, le coût total éclipse tout bénéfice supposé.

Le droit aux soins de santé empiète sur le droit des médecins. Le droit aux aides sociales retire de l’argent à ceux qui travaillent. Les subventions aux agriculteurs prennent de l’argent aux autres industries. Les systèmes d’accréditation augmentent les prix et réduisent la qualité. Et il faut payer un salaire à tous les fonctionnaires des ministères pour mettre en oeuvre toutes ces catastrophes.

Naturellement, le gouvernement se contente généralement d’emprunter l’argent à quelqu’un. La dette publique augmente régulièrement, puisque c’est le seul moyen pour les responsables politiques d’offrir un semblant de repas gratuit. Cela dure un certain temps. Lorsque la dette atteint un trop haut niveau et que le chèque en blanc est en danger, les gens s’énervent et votent « mal ». Peu importe à présent ce qu’ils votent s’il n’y a plus de financement possible. Voter devient donc une forme de protestation.

Peut-être ce phénomène explique-t-il les surprises politiques que le monde a connues ces derniers temps. Les gens utilisent la démocratie comme vote de protestation au lieu de voter pour la politique qu’ils préféreraient voir appliquée.

Peu de gens ont compris le Brexit, mais beaucoup ont voté pour. Peu de gens se rendent compte de ce que ferait la politique de Jeremy Corbyn à la Grande-Bretagne. Mais les médias ont résumé celle de Theresa May, et elle n’a pas recueilli l’adhésion. Par conséquent, les élections ont été anti-May et non pro-Corbyn.

Ceci est un phénomène international. En Grèce nous avons eu Syriza. L’Amérique d’Hillary Clinton restait plus ou moins à l’identique tandis qu’une victoire de Donald Trump l’humiliait elle et ses amis. Mais le vent a rapidement tourné : aujourd’hui, 60% des Américains désapprouvent la politique de Trump, un record historique. En France, Emmanuel Macron et son parti sont tout neufs, il s’agit également d’un vote de protestation. Les Pays-Bas possèdent déjà une longue liste de partis politiques bizarres, parmi lesquels celui de Geert Wilders. Seule l’Italie semble aller contre la tendance : dernièrement, des nouveaux venus y ont perdu les élections locales.

Les gens ne protestent pas uniquement par leurs votes

Lors d’une enquête, 25% des Américains ont déclaré qu’ils boycotteraient les entreprises et les produits selon leurs opinions politiques et en fonction de l’apparente collusion des entreprises avec des politiques. Advertising Age a rapporté ces intéressants résultats :

« Près de 34% des r épublicains, par exemple, ont déclaré boycotter Nordstrom, contre seulement 12% des démocrates. L’étude a été menée en février 2017, au moment où la décision du détaillant d’abandonner la ligne de vêtements d’Ivanka Trump faisait la une des journaux.

L’étude a également été menée juste au moment où Uber décidait de réduire ses prix durant une grève des taxis de l’aéroport ; les lois anti-immigration de Trump ayant déclenché une campagne #DeleteUber. Environ 32% des démocrates interrogés ont déclaré qu’ils boycottaient Uber, comparé à 13% des républicains. »

Selon moi, ce sont d’excellentes nouvelles. Les entreprises devraient être tenues responsables de leurs agissements. Le résultat financier est le meilleur moyen de le faire.

Le problème est que les responsables politiques dirigent un pays, pas une entreprise. Un vote de protestation est très bien s’il empêche un homme stupide et dangereux d’accéder au pouvoir. Mais si le remplaçant est pire ? Les protestataires n’en tiennent jamais compte.

Bien sûr, en démocratie, il n’y a pas de bon choix de leaders. Il est rare que les électeurs votent pour une personne ; ils votent pour appartenir à un groupe, pour en contrarier un autre ou pour protester contre ce qui arrive à leur pays.

Cela augure mal pour la démocratie et pour nos pays. Mais on n’a pas fini de s’amuser.

« Brexit dur » contre « Brexit doux »

May a transformé les négociations du Brexit en un phénomène similaire à la démocratie elle-même. Le côté le moins catastrophique sortira gagnant.

Très tôt, il a été clair que l’UE était une catastrophe. A présent le Royaume-Uni l’est aussi.

May a perdu deux ministres du Brexit et son parti complote pour encourager un Brexit « doux ». C’est très déroutant. La position de May selon laquelle aucun accord vaut mieux qu’un mauvais accord ne signifie pas qu’elle veut un Brexit dur. Elle est certainement en faveur d’un accord.

Les seules personnes qui ne veulent pas d’un Brexit négocié sont celles qui veulent être justifiées dans leur prédiction qu’un Brexit dur ne serait pas du tout une catastrophe. C’est mon cas.

Les définitions de Brexit « dur » et « doux » semblent avoir changé du tout au tout. Avant, un Brexit dur signifiait l’échec d’aboutir à un accord avec l’UE avant le délai imparti, ce qui aurait laissé la Grande-Bretagne sortir de l’Union. Un Brexit doux représentait toute sorte d’accord sur lequel se seraient entendues la Grande-Bretagne et l’UE avant cette échéance.

Aujourd’hui, ces mêmes mots désignent le genre d’accord qui pourrait être atteint. Un Brexit doux pourrait inclure la liberté de mouvement et de résidence dans l’union douanière tandis qu’un Brexit dur ne le permettrai pas.

Modifier le sens d’un mot est une manière admirable de modifier le débat. Si un Brexit dur n’est qu’une version d’un Brexit doux, alors un Brexit doux n’est plus du tout un Brexit. Mais il semble encore respecter le referendum.

Mais quel est l’intérêt d’un Brexit si les Britanniques n’échappent pas aux mauvais côtés de l’UE, telles ses restrictions sur le commerce avec le reste du monde ?

La bonne nouvelle est que Steve Baker, le nouveau numéro 3 en charge du Brexit, a bien compris cela. Il a déclaré sur Twitter :

« Le terme de Brexit ‘dur’ ou ‘doux’ est fallacieux. Nous avons besoin d’une sortie correcte, d’une sortie propre, qui minimise les perturbations et maximise les opportunités. »

Il continue :

« En d’autres termes, nous avons besoin de la sortie la plus ‘douce’ en sortant réellement et en reprenant le contrôle de nos lois, de notre monnaie, de nos frontières et du commerce. Cela signifie mettre en oeuvre le contenu du Livre blanc afin que les [ministres] puissent continuer à faciliter le commerce en Grande-Bretagne et avec le monde. »

Des vaches laitières au Qatar

Lorsque les gouvernements échouent, l’économie de marché renait. C’est pourquoi la concurrence est vilipendée par les gouvernements, tout comme le marché noir, la contrebande et la thésaurisation. La liberté met en exergue les défauts de l’interventionnisme qui nécessitent d’être cachés.

Un exemple récent ? La mise au ban du Qatar. Un certain nombre de nations islamiques se sont regroupées pour sanctionner le Qatar pour ses méthodes dévoyées de sponsoring du terrorisme ou d’exportation du gaz, ou les deux – cela dépend à qui vous le demandez.

Dans les faits, les Qataris travaillent à contourner les blocus. Selon Bloomberg, l’homme d’affaires Moutaz Al Khayyat a acheté 4 000 vaches en Australie et aux Etats-Unis et les a fait venir par avion au Qatar pour lancer une toute nouvelle industrie laitière locale. D’ici le mois prochain, il espère satisfaire un tiers de la demande locale de produits laitiers grâce à ces vaches. L’acheminement lui a coûté 8 M$.

Auparavant, le Qatar dépendait des importations de l’Arabie Saoudite. Le capitalisme a rapidement résolu ce problème.
[NDLR : Investir au coeur de l’économie de marché mais à l’écart des marchés financiers brouillés par l’interventionnisme des politiques monétaire peut-être très profitable. Cliquez ici pour découvrir comment faire.
]

 

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Auteur : erlande

68 ans;45 ans d'expérience dans la communication à haut niveau;licencié en lettres classiques;catholique;gaulliste de gauche à la Malraux;libéral-étatiste à la Jacques Rueff;maître:Saint Thomas d'Aquin:pro-vie sans concession.Centres 'intérêt avec connaissances:théologie,metaphysie,philosophies particulières,morale,affectivité,esthétique,politique,économie,démographie,histoire,sciences physique:physique,astrophysique;sciences de la vie:biologie;sciences humaines:psychologie cognitive,sociologie;statistiques;beaux-arts:littérature,poésie,théâtre,essais,pamphlets;musique classique.Expériences proffessionnelles:toujours chef et responsable:chômage,jeunesse,toxicomanies,énergies,enseignant,conseil en communication:para-pubis,industrie,services;livres;expérience parallèle:campagne électorale gaulliste.Documentation:5 000 livres,plusieurs centaines d'articles.Personnalité:indifférent à l'argent et aux biens matériels;généraliste et pas spécialiste:de minimis non curat praetor;pas de loisirs,plus de vacances;mémoire d'éléphant,pessimiste actif,pas homme de ressentiment;peur de rien sauf du jugement de Dieu.Santé physique:aveugle d'un oeil,l'autre très faible;gammapathie monoclonale stable;compressions de divers nerfs mal placés et plus opérable;névralgies violentes insoignables;trous dans les poumons non cancéreux pour le moment,insomniaque.Situation matérielle:fauché comme les blés.Combatif mais sans haine.Ma devise:servir.Bref,un apax qui exaspère tout le monde mais la réciproque est vraie!

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