Le Salon Beige: 16 nouveaux articles:Nous sommes devant une tentative d’extermination d’un peuple-et varia

Le Salon Beige: 16 nouveaux articles

Tel est pris qui croyait prendre
C’est arrivé un 12 avril…
Les familles françaises sont les plus taxées de l’OCDE
Découvrez les clips de campagne et le clap de fin
Plus de 80 % des annulations de mariages prononcées en France concernent des mariages mixtes
Laurent Wauquiez verse une subvention pour aider les Coptes d’Egypte
Chronique de SOS Chrétiens d’Orient : Histoire d’une famille irakienne brisée par les épreuves
Nous sommes devant une tentative d’extermination d’un peuple
Avortement : les femmes sont rarement libres
L’abbé Loiseau rappelle comment Notre-Dame de Fatima a détruit le communisme
Le vice-ministre des affaires étrangères de Syrie persona non grata au Parlement européen
Avez-vous fait votre aumône de carême ?
En dehors de la question européenne, les électorats FN et LR sont extrêmement proches
S’il faut interdire les prêches légitimant le djihad armé, il faut interdire le Coran
Il est temps de cesser d’instrumentaliser la mémoire historique contre les Français
Les Coptes d’Egypte… une Eglise de martyrs

Tel est pris qui croyait prendre

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Ce proverbe que le lecteur aura reconnu est issu de la morale de la fable, Le rat et l’huître (ici pour la relire), neuvième fable du livre VIII de Jean de La Fontaine. Le conteur s’y joue encore une fois de l’ignorant bavard et prétentieux. Cette fable de la fin du 17e siècle qui évoque si bien nos journalistes contemporains…

Celui qui agit par ruse peut tomber sur plus rusé que lui…Tel est le sens que donne Thierry Meyssan à son article du 11 avril 2017 sur Réseau Voltaire: Et si Trump n’avait pas viré casaque ? (ici en lien). Il nous suggère que D.Trump est peut-être plus rusé finalement que nos diplomaties néoconservatrices occidentales, soumises à des intérêts financiers, l’imaginent et nous avec. Les néo-cons pourraient ainsi être pris la main dans le sac de leurs compromissions avec DAESH? A un moment déterminant des élections françaises, quel piquant brutalement! Il nous changerait des commérages quotidiens sur les costumes, cette pauvre/riche Pénélope et les déclarations fiscales des uns et des autres. Nous parlerions en effet de Guerre et de Paix! De cette Europe qui nous promet la paix et sème la guerre, la division et la peur au coeur de nos villes. Qui la manipule donc? Qui sont les apprentis sorciers qui veulent réitérer le suicide européen? Et D.Trump se poserait ainsi en éclaireur des Européens, en guide de son camp dans le monde multipolaire qui s’affirme. D. Trump aux côtés de Xi Jinping (il l’était effectivement ce Week End) et de V.V. Poutine, pour promouvoir un monde de Paix (ici un complément d’information de Réseau International, aussi du jour)

On peut rêver! Mais avouons que l’hypothèse est séduisante dans notre chemin de carême qui nous promet la Résurrection.

Illustration : Boîte d´allumettes SEITA illustrée – Série Fables de La FONTAINE – Le Rat et l´Huitre lien ici

C’est arrivé un 12 avril…

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« L’histoire ne nous dira sans doute pas ce qu’il faut faire, mais elle nous aidera peut être à le trouver. « Fustel de Coulanges »

Alors rappelons-nous :

le 12 avril 352: décès de Jules Ier, 35e pape.

Voir la chronique du 6 février.

le 12 avril 1204 : la quatrième croisade s’empare de Constantinople.

Lancée de Venise en 1202, elle a pour but initial de reconquérir les lieux Saints. Mais les croisés n’arrivent pas à réunir la somme demandée par Venise pour les transporter. Finalement, Dandolo, le Doge, accepte de reporter la dette, en échange de la conquête du port de Zara, ancienne possession vénitienne en Dalmatie. Le doge de Venise prend donc la tête de l’armée.

Bien qu’elle soit catholique, les croisés assiègent quand même la ville de Zara, et la prennent. Les Vénitiens et les croisés sont immédiatement excommuniés pour cet acte, par le pape Innocent III. Poussés par les Vénitiens les croisés se dirigent ensuite vers Constantinople.

Bien qu’Innocent III demande encore de ne pas attaquer, les croisés mettent le siège et la ville tombe le 12 avril 1204.

Les Vénitiens et les seigneurs croisés se partagent l’essentiel de l’empire byzantin selon un traité conclu entre les deux parties ; c’est la naissance de l’Empire latin de Constantinople.

Les croisés assiègent Constantinople (1204).

le 12 avril 1229 : fin de la croisade contre les albigeois, le traité de Meaux.

La date de notre calendrier est le 12 Avril 1229 ; cependant, le document est daté selon le cycle pascal, si bien qu’au 12 Avril de l’époque on est encore en 1228. Ce traité règle les problèmes consécutifs à l’intervention en Languedoc des seigneurs du Nord et du Roi de France, à la suite de l’hérésie albigeoise. (cf. la chronique du 16 mars sur la chute de Montségur)

Alors que le pape souhaite depuis 1212, arrêter la croisade contre les Albigeois, celle-ci continue jusqu’en 1229. Jean Guiraud cite une lettre du pape Innocent III, en date du 15 janvier 1213, à l’archevêque de Narbonne :

« Des renards détruisaient dans le Languedoc la vigne du Seigneur, on les a capturés. Par la grâce de Dieu et la vertu des opérations de la guerre, l’affaire de la foi a pris fin en ce pays avec un succès très suffisant…. En conséquence, nous t’engageons à t’entendre avec notre cher fils, l’illustre roi d’Aragon, et avec les comtes, barons et autres personnes avisées dont l’aide te paraîtra nécessaire pour arrêter des conventions de trêve et de paix. Applique-toi avec zèle à pacifier tout le Languedoc ; cesse de provoquer le peuple chrétien à la guerre contre l’hérésie et ne le fatigue plus par la prédication des indulgences que le Siège apostolique a promises autrefois pour cet objet ». (*)

Et Jean Guiraud de continuer :

« La croisade, à dater de 1213, n’était plus qu’une guerre poursuivie par les seigneurs du Nord, pour déposséder les seigneurs du Midi, par les Rois de France pour réunir à la couronne la magnifique province qu’était le Languedoc. »

Le traité est signé à Paris entre Blanche de Castille, régente mère de Louis IX, et Raymond VII, comte de Toulouse. Il met fin à la croisade menée contre les albigeois, ou cathares, depuis 1209. Le comte doit céder une trentaine de places fortes, mais conserve le comté de Toulouse et le Lauragais. Il s’engage également à marier sa fille Jeanne, son héritière, à Alphonse de Poitiers, frère cadet du Roi. Ainsi, à sa mort, le reste de son territoire revient définitivement au Royaume de France.

(*) Histoire partiale- Histoire vraie, tome 1, chapitres XXII, page 166.

le 12 avril 1365 : traité de Guérande.

Par ce traité est mis fin à la première guerre de succession de Bretagne ; Jean de Montfort devient Jean IV, duc de Bretagne à condition qu’il prête hommage au Roi de France, Charles V. Les Penthièvre ne sont pas exclus de la loi successorale, puisqu’en cas d’absence d’héritier mâle chez les Montfort, le duché passe à la famille Penthièvre. Voir la chronique du 15 janvier.

le 12 avril 1550 : décès de Claude de Lorraine, duc de Guise.

Claude de Lorraine ou Claude de Guise, née le 20 octobre 1496 à Condé, en Lorraine et meurt le 12 avril 1550 à Joinville, en Champagne. C’est un militaire français et le fondateur de la Maison de Guise. En 1520, il combat les Anglais en Picardie, puis les Espagnols. Placé à la tête de 6500 lansquenets, il fait preuve d’une audace peu commune et met en déroute l’ennemi à Fontarabie.

Claude de Lorraine, 1er duc de Guise, par Jean Clouet

le 12 avril 1579 : naissance de François de Bassompierre, maréchal de France.

Grand seigneur, fier de sa naissance et de son rang, soldat courageux et fin diplomate, il s’intéresse aussi aux choses de l’esprit et laisse des Mémoires publiées sous le titre Journal de ma vie, en 1655.

Se distinguant dans la plupart des guerres que mènent Henri IV, puis Louis XIII, telles que lors des sièges de La Rochelle ou de Saint-Jean-d’Angély, il est nommé en 1614 colonel général des Suisses et, en 1622, maréchal de France. Louis XIII l’emploie également dans diverses ambassades, en Espagne, en Suisse et en Angleterre.

François de Bassompierre par Jean Alaux

le 12 avril 1633 : début du procès de Galilée.

Galilée est convoqué par le Saint-Office, le 1er octobre 1632. Ce qui lui est reproché n’est pas sa thèse elle-même, mais le détournement d’une mission commanditée ; ce qui justifie des sanctions pénales. En effet, de ses recherches scientifiques, il tire des conclusions religieuses qui, elles, sont condamnées. Ce qui a été écrit sur ce procès constitue, très souvent de pures inventions. En peu de mots, Jean Daujat rappelle les faits :

« En revanche on ne peut pas attribuer à Galilée d’avoir découvert que la Terre tourne autour du Soleil et sur elle-même car il n’a fait là que reprendre la théorie déjà soutenue par Copernic et il ne la soutenait que par de mauvais arguments. Mais c’est à ce propos qu’ont eu lieu ses célèbres démêlés avec l’Église. Celle-ci n’avait jamais inquiété Copernic ni aucun de ceux qui à sa suite s’étaient prononcés en faveur du système héliocentrique parce qu’ils étaient restés sur le terrain de l’astronomie. Mais en 1616 Galilée a publié un livre qui accompagnait ce système astronomique de considérations philosophiques, théologiques et même exégétiques que l’Église l’a obligé à supprimer de son livre. Saint Robert Bellarmin, grand théologien jésuite d’alors, a précisé que Galilée avait le droit de soutenir ce qu’il jugeait bon sur le terrain de l’astronomie, mais à condition qu’il ne prétende pas en tirer des conclusions philosophiques, théologiques et exégétiques. Les choses en seraient restées là si, en 1633, Galilée, croyant pouvoir profiter d’un changement de pape, n’avait pas donné une nouvelle édition de son livre en y réintroduisant les considérations philosophiques, théologiques et exégétiques qu’on lui avait fait supprimer.

C’est alors que ce livre fut brûlé sur la place publique et interdit. Quant à prétendre que Galilée aurait été torturé et obligé par la torture à nier la rotation de la terre, c’est une pure légende dont on ne trouve trace qu’en 1738, c’est-à-dire plus d’un siècle après, ce qui lui enlève tout fondement historique : Galilée n’a même pas été emprisonné ; pendant toute la durée de son procès il logeait dans le palais de l’ambassadeur de Florence à Rome et il a terminé sa vie paisiblement à Florence. »

La face interne de l’HISTOIRE de Jean Daujat, Editions Téqui, page 166.

Voir la chronique du 22 juin.

Galilée face au tribunal, peint au XIXe siècle par Joseph-Nicolas Robert-Fleury

le 12 avril 1704 : décès de Jacques Bénigne Bossuet, évêque et écrivain français.

Jacques-Bénigne Bossuet est ordonné prêtre en 1652. Il écrit les « Discours sur l’histoire universelle » à l’intention du Dauphin de France, Louis de France, fils de Louis XIV, dont il est le précepteur de 1670 à 1680.

Prélat, théologien et écrivain, reconnu comme un orateur exceptionnel dans ses sermons et ses oraisons funèbres, il est nommé évêque de Condom en 1670, puis de Meaux en 1681. Il participe activement à la lutte théologique contre les protestants. Il prêche à la cour de Louis XIV et convertit des protestants, parmi lesquels le maréchal général des camps et armées du Roi, Turenne (cf. la chronique du 23 octobre). Ardent combattant de la foi, il fait preuve de la plus grande charité pour les protestants, qui n’ont pas à souffrir des dragonnades dans son diocèse.

« Quoique ayant approuvé la Révocation, l’évêque de Meaux, Bossuet, épargna aux protestants les rigueurs des dragonnades. On ne mit des troupes, dans toute l’étendue de son diocèse, que dans un seul château ; et encore fait remarquer Gaillardin, c’était chez un seigneur qui avait offensé le Roi, et Bossuet les fit partir en donnant asile au persécuté dans son palais épiscopal. Dans une lettre pastorale, il pouvait dire aux protestants de son diocèse :  »Loin d’avoir souffert des tourments, vous n’en avez pas seulement entendu parler ; aucun de vous n’a subi de violence ni dans ses biens ni dans sa personne ». » (*)

Il est l’auteur de la « Déclaration du clergé de France », « Histoire des variations des Églises protestantes », « Défense de l’Histoire des variations », et « Relation sur le quiétisme ». Il est élu à l’Académie française en 1671. Atteint de la maladie de la pierre, il décède le 12 avril 1704, à Paris.

(*) Histoire partiale- Histoire vraie, tome 3, chapitres III, page 53.

le 12 avril 1803 : la Loi du 22 germinal de l’an X.

Elle réglemente le fonctionnement des manufactures et des ateliers, renouvelle l’interdiction des coalitions ouvrières », établit la protection des marques de fabrique et réinstaure le livret d’ouvrier.

le 12 avril 1828 : création de lignes de voitures à chevaux à Paris.

Après la Restauration, Stanislas Baudry, colonel d’Empire en demi-solde à Nantes, ouvre en 1825, des bains-douches publics à Richebourg, dans les faubourgs de Nantes. Mais aucun client ne se présente. Aussi met-il à la disposition des Nantais un moyen de transport pour venir à Richebourg. Il établit donc une navette avec une voiture à cheval. Si ses bains restent vides le succès des omnibus est immédiat. Il étend son entreprise à la ville de Paris et en 1828, il ouvre des lignes à Paris.

le 12 avril 1850 : le pape Pie IX rentre à Rome.

Chassé de Rome en 1848 suite à l’attaque du palais papal par les républicains de Giuseppe Mazzini, Pie IX se réfugie à Gaète, dans le royaume des Deux-Siciles. Il lance un appel aux puissances européennes pour retrouver son trône. L’Autriche, le royaume des Deux-Siciles et la France lui apportent leur soutien. C’est cependant la France qui est la plus active, elle envoie un corps expéditionnaire commandé par le général Oudinot qui libère Rome à l’été 1849.

le 12 avril 1903: la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.

« Le 12 avril, le révérend père général des chartreux, Dom Michel, a écrit à Combes afin de lui faire part de son refus de quitter les murs d’un monastère fondé au XIe siècle. Lui accordant son pardon pour « les procédés si peu dignes d’un chef de gouvernement », le prieur l’a toutefois averti de se préparer à comparaître « devant le tribunal de Dieu ». La conclusion prouvait qu’on peut être un vieux moine et pratiquer l’impertinence : « À bientôt, monsieur le Président du Conseil ! Je ne suis plus jeune et vous avez un pied dans la tombe. Préparez-vous, la confrontation que je vous annonce vous réserve des émotions inattendues. »

Le 20, le procureur de la République a fait apposer les scellés sur les accès au monastère. Mais pour défendre « ses » chartreux, la population s’est mobilisée. Sous la neige et dans le froid, des hommes et des femmes sont arrivés de partout. La nuit, autour de feux de bois, ils se chauffent comme ils le peuvent. Le 28 avril, ils doivent être 5 000. Certains chantent des cantiques ou récitent leur chapelet, mais quand les troupes se profilent sur la route, le 29 avril, à 2 heures du matin, c’est La Marseillaise que les manifestants entonnent. Et ils crient : « Vive l’armée ! Vive les chartreux ! Vive la liberté ! »

Dans les derniers kilomètres, les soldats ont dû déblayer des barrages dressés avec des arbres ou des charrettes renversées. Devant eux sont massés les milliers de manifestants qui bloquent le passage. Il faut une bonne heure pour que les fantassins, mètre par mètre, fendent la foule. Les cavaliers les suivent, de même que les trois calèches qui, encadrées par une cinquantaine de gendarmes, transportent les magistrats. À l’intérieur du monastère, à trois heures et demie, pendant que les cloches sonnent le glas, les moines se regroupent dans l’église et rejoignent leur stalle. Le prieur entame la lecture de l’office du jour.

Dehors, la foule est toujours aussi compacte. On fait charger les chevaux pour briser la chaîne humaine qui interdit l’accès aux portes. En vain. Les manifestants crient toujours : « Vive les chartreux ! », « Vive l’armée ! », « Vive la République ! » Si les soldats —qui sont des appelés— s’efforcent de ne blesser personne, les gendarmes ont moins de scrupules. À quatre heures du matin, l’entrée du monastère est dégagée. S’approchant du grand portail, un magistrat sonne trois fois : « Je suis le juge d’instruction, ouvrez. » « Non », répond une voix derrière le guichet. « Nous sommes ici au nom de la loi. » « Il n’y a plus de loi », rétorque le moine.

Le procureur ordonne au capitaine de gendarmerie de faire enfoncer la porte de service. Vingt minutes sont nécessaires aux sapeurs du génie, sous les sifflets de la foule, pour accomplir leur besogne. À 5 heures, alors que les premières lueurs du jour dévoilent les montagnes, les forces de l’ordre pénètrent dans l’enceinte. Elles défoncent la porte de l’hôtellerie, puis la grille du cloître, et débouchent au premier étage, au niveau de la tribune de l’église. Dans leurs stalles, les moines se tiennent immobiles. Le juge d’instruction aperçoit Jean-François Pichat, député de Grenoble, et Me Poncet, avocat à la cour d’appel, venus assister les chartreux. « Je vous somme d’ouvrir, clame le magistrat, au nom de la loi ! »

Faute de réponse, le juge et le procureur descendent l’escalier qui mène au rez-de-chaussée, et commandent aux gendarmes de défoncer la porte de l’église. Ils y pénètrent enfin, le chapeau sur la tête.

Les moines entonnent le Sub tuum, un chant d’invocation à la Vierge. Il reste à franchir la grille de bois qui sépare les stalles du reste de la nef. Un caporal escalade le jubé, et l’ouvre. Vingt-deux chartreux sont là. Pour le prieur et pour chacun d’entre eux, un mandat d’amener est rédigé. Puis chacun des religieux est empoigné par deux gendarmes. À 7 heures du matin, tout est fini.

Après un ultime interrogatoire à l’hôtellerie des Dames, face au monastère. Le lendemain, le commandant de Coubertin, commandant du 2e Dragon, envoie sa démission au ministre de la Guerre.

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 9)

Voir les chroniques du 5, 6 et 7 novembre du 6 et 26 mars, du 12 avril.

le 12 avril 1911 : Prier effectue la 1ère liaison sans escale Londres-Paris.

Il vole sur un Blériot.

le 12 avril 1912 : décès d’Ernest Duchesne, médecin français, précurseur de la thérapie sur les antibiotiques.

Ernest Duchesne est un médecin militaire français, qui a découvert, avant tout le monde, que certaines moisissures peuvent neutraliser la prolifération des bactéries. Il fait cette découverte, qui reste inappliquée pendant trente-deux ans, avant celle d’Alexander Fleming ; lequel montre les propriétés antibiotiques de la pénicilline, substance dérivée de ces moisissures. Duchesne prouve également qu’un animal inoculé avec une dose mortelle de bacilles de la typhoïde est exempt de maladie, s’il a été préalablement inoculé avec le Penicillium glaucum.

On peut se demander pourquoi cette thèse remarquable et remarquée par un jury compétent, sombre dans l’indifférence totale.

Les familles françaises sont les plus taxées de l’OCDE

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La politique familiale française n’est pas si généreuse :

« Les familles de l’Hexagone sont en effet les plus lourdement imposées de tous les pays de l’OCDE, si l’on en croit le dernier rapport annuel de l’organisation internationale intitulé «Impôts sur les salaires» et publié ce mardi. Ainsi une famille avec deux enfants et un seul revenu salarial correspondant à la moyenne des salaires du pays devra acquitter une charge de 40 % sur ses revenus bruts (y compris les charges patronales) en France, contre 38,6 % en Italie, 34 % en Allemagne, 26,1 % au Danemark, et 20,8 % aux États-Unis.

Ces chiffres peuvent surprendre dans leur présentation, mais l’OCDE a une définition très large de la notion d’impôt: il s’agit non seulement des prélèvements directs sur les revenus salariaux tels qu’on les entend en France (l’impôt sur le revenu et la CSG), mais également des cotisations sociales payées par le salarié, ainsi que des cotisations patronales acquittées par l’entreprise, ce qui peut surprendre de prime abord. La présentation de l’OCDE est en réalité la bonne, la seule qui ait une véritable signification économique. Car les deux éléments qui comptent vraiment en matière salariale c’est d’une part le revenu net dont dispose le salarié une fois payé ses impôts directs et ses cotisations, et d’autre part le coût salarial global pour l’entreprise qui a embauché son collaborateur. La distinction entre les cotisations payées par l’employé et celles acquittées par l’entreprise que l’on fait toujours en France est illusoire: en réalité toutes les cotisations sont assujetties au salaire et donc au salarié.

La différence entre coût salarial total et salaire net est ce que l’OCDE et les économistes en général appellent le «coin fiscal». Ce terme d’apparence technique est au contraire très concret: le coin est la pièce de métal utilisé par les forestiers pour fendre le bois. Le coin fiscal est cet écartèlement douloureux entre le coût salarial et le salaire net. Il s’élève donc à 40 % pour les familles françaises, en tout cas dans la configuration retenue par l’OCDE (un seul salaire et deux enfants). Pour les célibataires le coin fiscal est encore plus élevé, atteignant 48 % en France (pour un salaire correspondant au salaire moyen du pays). Mais le célibataire français est mieux loti que le Belge (54 % de coin fiscal) ou que l’Allemand (49,4 %). Les pays de l’OCDE s’avèrent très hétérogènes pour ce qui est des prélèvements sur salaires. L’Europe continentale a des «coins fiscaux» bien plus élevés que les pays anglo-saxons: le célibataire britannique a un taux d’imposition (au sens large défini précédemment) de 30,8 % la famille d’outre Manche étant imposée à 25,8 %. Aux États-Unis ces taux de prélèvement direct sont respectivement de 31,7 % pour les célibataires et de 20,8 % pour les familles.

Au sein même de la zone euro on observe des différences considérables. L’Irlande est un paradis fiscal non seulement pour Google et les autres multinationales américaines, mais aussi pour ses familles dont les taux d’imposition ne sont que de 8,3 % (impôts et cotisations). La raison pour laquelle elles sont relativement plus nombreuses qu’ailleurs? La France apparaît de nouveau comme un enfer fiscal pour les salariés à travers de ce classement de l’OCDE. Il faut toutefois remarquer que l’étude se limite aux prélèvements et ne traite pas des prestations sociales, en espèce ou en nature, pour lesquelles la France est également championne. »

Découvrez les clips de campagne et le clap de fin

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Découvrez les fameux clips de campagne ici.

Et on se détendra avec la fin annoncée :

Voilà ce qui va enfin finir en mai 2017 !

pic.twitter.com/S8j9o3Sint
— MLP Présidente 2017ن (@ElyseeMarine) 11 avril 2017

Plus de 80 % des annulations de mariages prononcées en France concernent des mariages mixtes

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Lu dans L’Homme Nouveau :

« […] Plus d’un mariage sur quatre contracté par nos concitoyens est ainsi un mariage mixte. Or plus de 80 % des annulations de mariages prononcées en France concernent des mariages mixtes. Ce qui, outre leur vulnérabilité spécifique, laisse aussi planer un fort soupçon de répudiations coraniques ou de fraudes au mariage (avec ou sans taqiya) : une part importante de mariages blancs ou de complaisance parmi tous ces mariages mixtes. Ce nombre considérable de vrais ou faux mariages mixtes sert de toute façon une immigration de peuplement qui se poursuit également avec l’immigration d’asile et de travail, sans oublier le séjour clandestin, voie commode pour l’immigration de travail qui finit souvent par la régularisation et, pourquoi pas, le regroupement familial…

En 2015, 49 % des mariages mixtes touchent une femme étrangère et un homme français, contre 38 % entre 1950 et 1980. Les femmes représentent aujourd’hui la moitié des étrangers résidant en France, avec un taux de fécondité (voisin de trois enfants par femme) généralement plus élevée que celui des Françaises de souche. Qu’on le veuille ou non, « l’immigration nuptiale » est devenue un élément majeur d’expansion des populations étrangères sur le territoire français, une filière (il)légale de l’immigration de peuplement : « elle peut s’interpréter comme une forme de colonisation de peuplement », selon Jean-Yves Le Gallou. La multiplication des mariages mixtes comme cheval de Troie du « grand remplacement » ? Voici un élément à prendre en compte également dans le nécessaire débat lancé par Laurent Dandrieu sur le suicide de la civilisation européenne et le grand malaise provoqué par le discours imprudent de l’Église actuelle sur l’immigration essentiellement islamique (Laurent Dandrieu, Église et immigration : le grand malaise, Presses de la Renaissance, 316 p., 17,90 €. Voir le dossier de L’HN n° 1634, p. 9 à 15.) »

Laurent Wauquiez verse une subvention pour aider les Coptes d’Egypte

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Laurent Wauquiez a indiqué que la région Auvergne-Rhône-Alpes va débloquer en urgence 50 000 € à destination de la communauté copte d’Egypte. Cette aide ira « aux organisations régionales qui vont participer à protéger ces populations vulnérables, à soutenir les victimes et à reconstruire leur cadre de vie ». Ces 50.000 € doivent « financer différents projets auprès des minorités chrétiennes persécutées ».

Laurent Wauquiez indique qu’il « s’agit de construire un lien fort entre notre Région et ces populations que la communauté internationale a parfois ignorées. » Laurent Wauquiez indique que

« les chrétiens d’Orient, et en particulier les Coptes, sont plus qu’une communauté de croyances et de valeurs. Ils incarnent la diversité religieuse et culturelle, la fraternité et la solidarité, la liberté de croire et de penser que les fanatiques islamiques veulent éradiquer. »

Chrétiens d’orient: l’indignation ne suffit plus. Je veux mobiliser les associations et ouvre le fonds d’urgence https://t.co/TjVh6mxDM3
— Laurent Wauquiez (@laurentwauquiez) 10 avril 2017

Chronique de SOS Chrétiens d’Orient : Histoire d’une famille irakienne brisée par les épreuves

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Lors des visites quotidiennes aux familles chrétiennes irakiennes réfugiées en Jordanie, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient recueillent des témoignages bouleversants.

Nous entendons toujours les mêmes récits glaçants, de familles ayant dû fuir dans la précipitation, abandonnant leur foyer, leurs affaires, leur voiture, ballottées de points de contrôle en points de contrôle pour échapper au pire.

Nos volontaires écoutent, recueillent avec soin ces bribes, qui mises bout à bout, forment un réquisitoire sans conteste d’une horreur qui porte un nom : nettoyage ethnique et religieux.

Aujourd’hui, je veux attirer votre attention sur un témoignage qui nous a tous bouleversés. Nous vous en livrons la transcription,.. brutale.

Nous avons rencontré Sarm la semaine dernière. Il est né en Irak, il y a 46 ans, il est chrétien. Il vivait à coté d’Erbil avec sa femme, Dalal, et ses deux filles, Fbronya née en 1995, et Maryana, née en 1999. Après ses études, Sarm fait son service militaire. En 1998, il commence à travailler à la Poste Irakienne.

En septembre 2014, le cauchemar commence quand Fbronya leur explique qu’un collègue de travail, fils d’une personnalité influente lieé à un clan proche des islamistes la harcèle pour qu’elle se convertisse à l’Islam et l’épouse. Elle repousse poliment ses avances, mais il l’effraye par ses menaces, son rang le mettant à l’abri de la loi. La famille de Sarm s’enfonce dans la terreur, craignant de partager le sort de plus de mille jeunes filles chrétiennes, soumises, violées pour être mariées de force à ces miliciens Kurdes islamistes.

A la fin du mois de septembre, alors qu’elle se rend sur son lieu de travail, elle est enlevée, et violée puis mariée de force à ce collègue. Sarm porte plainte auprès de la police, accusant le ravisseur de sa fille de l’avoir kidnappée et forcée au mariage. Sa plainte tombe dans l’oubli. Craignant de très violentes représailles, Samr se résous à fuir l’Irak avec toute sa famille abandonnant sa fille aînée pour protéger sa benjamine.

Sarm, au-delà de la cicatrice qui ne se refermera jamais, garde un goût amer de son expérience. Il a vu arriver les Kurdes avec soulagement au moment de la chute de Saddam Hussein. Comme beaucoup de chrétiens il a d’abord espéré que les Kurdes les protégeraient. Puis, quand certains Kurdes, au bout de quelques années, grossissent les rangs de l’Etat islamique, la situation devient intenable. Les chrétiens sont alors réduits au rang de Non-Croyants et appelée « dirty Christians » par les Musulmans. La femme et la fille de Sarm souffrent quotidiennement du harcèlement permanent, dû à l’affaiblissement de la loi, conséquent au renforcement de l’emprise de l’Etat islamique.

Les traditions sociales et vestimentaires des femmes chrétiennes en font des proies de choix pour les hommes Kurdes protégés par les clans islamistes. Les femmes se retrouvent forcées de porter le voile. Malgré leur uniforme musulman, les femmes chrétiennes continuent à être affublées de noms dégradants : « Christian non believer prostitutes ». Pendant le Ramadan, le Carême est imposé à toute la population. Les persécutions endurées sont incessantes. Comme beaucoup de chrétiens Irakiens, Sarm est très sceptique sur la capacité du gouvernement régional du Kurdistan irakien à lutter sur la durée contre les islamistes.

Nous sommes devant une tentative d’extermination d’un peuple

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Extrait d’une tribune de Mathieu Bock-Côté dans Le Figaro :

« Le monde occidental s’est habitué depuis longtemps à la persécution des chrétiens d’Orient, comme si leur mauvais sort était inévitable et qu’il fallût s’y résoudre. Le christianisme serait destiné à mourir ou à n’avoir plus qu’une existence résiduelle dans ce qui fut pourtant son berceau. Alors qu’ils sont enracinés depuis deux millénaires dans la région, les chrétiens sont présentés par les islamistes comme des envahisseurs ou comme des agents de l’étranger, souillant une terre qui devrait être vouée exclusivement à l’islam. Dans nos sociétés, ceux qui se soucient de leur sort sont même soupçonnés d’accointances avec l’extrême droite, qui serait apparemment parvenue à s’approprier cette cause et à en faire un marqueur idéologique. La passion pour leur cause ne masquerait-elle pas une coupable islamophobie ou une conception identitariste du christianisme ? C’est ainsi qu’on transforme la révolte devant un massacre à grande échelle en lubie réactionnaire.

Mais la frappe sauvage contre deux églises coptes en Égypte ce dimanche rappelle à ceux qui s’en fichent que la guerre d’éradication menée contre les chrétiens d’Orient est bien réelle et n’a rien de fantasmatique. On connaît le bilan : on décompte au moins 43 morts. C’est un carnage. L’attentat a été revendiqué par l’État islamique, qui ne fait pas mystère de ses intentions : éradiquer le christianisme de la région, soit en assassinant les chrétiens, soit en les expulsant massivement. Il faut leur faire comprendre qu’ils ne sont plus chez eux. On a longtemps dit qu’ils avaient besoin d’un protecteur. C’est plus vrai que jamais. Mais qui veut jouer ce rôle ? Longtemps, ce fut la France. Depuis quelques années, la Russie de Poutine a réclamé ce rôle, comme si, devant une Europe reniant ses origines chrétiennes, elle était appelée à prendre le relais. Aujourd’hui, les chrétiens d’Orient se sentent abandonnés, surtout lorsqu’ils refusent de quitter une région du monde dans laquelle ils sont enracinés.

[…] la civilisation européenne ne devrait-elle pas être interpellée dans son identité par la question des chrétiens d’Orient ? Ne devrait-elle pas se dire que c’est une part d’elle-même qui est agressée quand on s’en prend à eux ? À tout le moins, la civilisation européenne devrait entretenir une relation particulière avec les chrétiens d’Orient. Elle devrait se sentir une forme de proximité existentielle avec eux, en sachant qu’une part de ses origines se trouve à l’extérieur d’elle-même. L’élan spirituel qui un jour l’a fécondée et lui a donné son génie spécifique vient d’un monde à peu près englouti dont ils sont les derniers gardiens. Cela implique toutefois que l’Europe reconnaisse enfin sa marque chrétienne ou, plus exactement, qu’elle ne cherche plus à la gommer comme s’il s’agissait d’une tache existentielle l’empêchant de se projeter pleinement dans l’universel. Cela implique que l’Europe n’imagine plus qu’elle doive se construire en se déconstruisant.

Le double attentat du 9 avril n’éveillera probablement pas les consciences : nous sommes désormais insensibilisés contre la barbarie et la violence la plus extrême. Cela ne devrait pas nous interdire de nommer les choses comme elles sont : nous sommes devant une tentative d’extermination d’un peuple et, d’une certaine manière, d’une civilisation. Mais puisque nous avons décidé depuis longtemps que le christianisme est la religion de l’Occident dominant et qu’il ne saurait qu’être persécuteur, et jamais persécuté, on ne peut l’imaginer dans le rôle de la victime. Nos lunettes idéologiques déforment notre rapport au monde : nous refusons d’entendre la douleur de communautés qu’on condamne à la mort, à la soumission la plus humiliante ou à l’exil. Nul ne prétend avoir une solution politique parfaite pour assurer la défense des chrétiens d’Orient : il n’y a pas en politique de baguette magique. Mais la civilisation européenne devrait savoir que dans son rapport aux chrétiens d’Orient et dans sa réaction par rapport à leur persécution, elle joue aussi son âme. »

Avortement : les femmes sont rarement libres

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Sophie Heine, politologue et auteur, publie une tribune dans Le Soir, sur L’avortement: liberté ou vulnérabilité? suite à l’exclusion du professeur Mercier pour ses propos à l’UCL. Extraits:

« […] La récente controverse autour des propos anti-avortement tenus par un professeur de l’UCL n’est, à cet égard, qu’un symptôme de la réactivation plus large d’une polémique que beaucoup pensaient close. Si le ton et les arguments adoptés dans ces controverses peuvent faire frissonner, remettre cette question en débat n’est pas forcément un mal. […]

Néanmoins, les réponses apportées par les mouvements dits « progressistes » – la sacralisation du « droit à l’IVG » comme victoire féministe supposée garantir aux femmes la « libre disposition de leur corps » – sont loin d’être convaincantes. De fait, nombre de femmes « ordinaires » et peu politisées observent ces débats avec une distance teintée de scepticisme. Si beaucoup s’opposent à la qualification des femmes qui avortent comme « criminelles » ou renégates, elles rechignent malgré tout à rejoindre les rangs des défenseurs du droit à l’avortement et des mouvements féministes en général. Et, en effet, le discours porté par ces courants est tout à la fois simplificateur et éloigné de la réalité concrète des femmes concernées.

Tout d’abord, il est essentiel de rappeler que les femmes sont vulnérables : elles occupent des positions socio-économiques moins valorisées et moins rémunératrices, sont plus nombreuses à élever leurs enfants seules et subissent davantage de violences dans la sphère privée. Cette condition accroît leur vulnérabilité aux autres formes de domination et réduit leur potentiel de révolte et d’engagement. […] En moyenne plus petites, plus légères et dotées d’une moins grande masse musculaire, les femmes sont aussi vulnérables physiquement. Elles sont davantage susceptibles de subir des violences ou de faire évoluer leurs comportements sous l’impact de menaces, d’intimidation ou de contraintes physiques. Le risque de tomber enceinte accroît évidemment cette vulnérabilité car l’état de grossesse constitue une source de fragilité. Et dans l’éventualité où une femme enceinte choisit de mettre fin à une grossesse, les séquelles – en tout cas psychologiques – sont rarement nulles.

A cause de cette vulnérabilité et des discours qui la légitiment, les femmes sortent souvent perdantes des rapports de force imprégnant la sphère professionnelle et publique autant que le domaine privé. […] Dans un tel contexte, que peut bien signifier la liberté individuelle si souvent postulée dans la décision d’avorter – et confirmée par le terme officiel d’« interruption volontaire de grossesse » ? Comment les femmes peuvent-elles être effectivement libres dans de telles circonstances si elles sont structurellement soumises à des dominations ? N’est-il pas absurde de considérer que, face à la question cornélienne de prolonger ou non une grossesse, les contraintes s’imposant habituellement à elles soudain s’évaporent ? […] Qu’il s’agisse des pressions exercées par les hommes concernés, de la réalité sociale recouverte par le statut de mère et des attentes sociales afférentes, les femmes prenant une telle décision sont rarement libres. […] »

L’abbé Loiseau rappelle comment Notre-Dame de Fatima a détruit le communisme

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Le vice-ministre des affaires étrangères de Syrie persona non grata au Parlement européen

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Marie-Christine Arnautu, député français au Parlement européen, dénonce :

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« Hier, au Parlement européen, devait se tenir une conférence sur la situation en Syrie à l’initiative du député espagnol Javier Couso Permuy qui, bien que de gauche, a une approche équilibrée sur la question, celui-ci étant favorable à une politique pragmatique à l’égard des autorités de Damas, similaire à celle du Front national. Lors de cet événement, le docteur Ayman Soussan, vice-ministre des affaires étrangères de Syrie, devait intervenir. La venue d’un membre officiel du gouvernement syrien au sein d’une institution qui se complaît dans des postures moralisatrices dictées par la doxa médiatique était inattendue et bienvenue. Au moins, cette invitation avait-elle le mérite de donner la parole aux autorités syriennes légitimes sans le prisme déformant de la presse occidentale qui, on le sait, a épousé, depuis 6 ans et sans aucun recul, le parti des rebelles « modérés » noyautés par des groupes islamistes depuis 2013.

Mais voilà, sous la pression conjuguée du journaliste Rami Jarrah, qui se présente lui-même comme un activiste militant, et de Mme Marietje Schaake, eurodéputé libéral, la présidence du Parlement, invoquant des motifs de « sécurité », a pris la décision regrettable d’annuler la conférence et d’interdire l’accès de ses locaux au représentant diplomatique syrien. Mme Schaake accuse ses collègues de prendre parti dans ce conflit atroce. Cette accusation est particulièrement malvenue de la part d’une personne qui, en décembre dernier, ne s’est pas embarrassée de ce genre de considérations pour ouvrir les portes du Parlement aux Casques Blancs. Cela ne la gênait pas d’inviter cette ONG proche des rebelles, passée maître dans l’art de séduire les dirigeants occidentaux souvent avides d’images sensationnelles qu’ils brandissent ensuite pour sidérer l’opinion publique et, ainsi, mieux justifier leurs ingérences au nom des droits de l’Homme.

Incapables de saisir l’aspiration à la paix de la majorité des Syriens, sunnites compris, malgré les défauts du régime, incapables de comprendre le large soutien des minorités chrétiennes, chiites, alaouites, etc. en faveur du président El-Assad, seul rempart crédible au déferlement des djihadistes, incapables enfin de remettre en question leur vision tronquée de la rébellion, les sectaires tenants de la bien-pensance persistent dans un aveuglement criminel. Leur seul leitmotiv : ne surtout pas discuter avec un homme désigné comme le diable incarné par nos dirigeants ainsi que par l’Arabie Saoudite et le Qatar, de très démocratiques pétromonarchies comme chacun sait… […] »

Avez-vous fait votre aumône de carême ?

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Afin de boucler le budget du toit de l’église avant la fin du carême, il manque environ 23.000 € sur 150.000 €. Pour faire votre aumône de carême, c’est par ici.

En dehors de la question européenne, les électorats FN et LR sont extrêmement proches

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Entretien avec François Billot de Lochner :

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Vous venez de publier les résultats d’un sondage Ifop sur l’adhésion des Français aux mesures de votre « Manifeste de la dernière chance ». Qu’en retenez-vous principalement?

J’en retiens deux enseignements. D’une part, les Français plébiscitent globalement les mesures de notre Manifeste, que tous les candidats à la présidentielle ont entre leurs mains. A cet égard, il est symptomatique que les électeurs de Macron approuvent majoritairement les deux-tiers d’entre elles… Le second enseignement est que les Français, à l’image de notre Manifeste, souhaitent que le redressement de notre pays soit résolument conduit par des actions fortes et claires, alors que les candidats présentent des programmes qui sont globalement timorés par rapport à nos mesures, quand ils ne s’y opposent pas.

On constate qu’en dehors de la question européenne, les électorats FN et LR sont extrêmement proches. Pensez-vous que cela puisse se traduire par un rapprochement dans les années qui viennent?

Effectivement, dans ce sondage, cette proximité des deux électorats saute aux yeux. L’obsession des dirigeants politiques de droite de refuser toute alliance est une pure stupidité, car ce refus peut permettre, à chaque élection, de faire gagner une gauche pourtant clairement minoritaire… Ce rapprochement est donc une question de survie pour la France. Il impose probablement que Les Républicains, parti qui est devenu une formidable machine à perdre, se scinde en deux partis : un parti clairement conservateur, pouvant nouer des alliances naturelles avec le Front National, et un parti centriste, s’alliant de façon fluctuante à la gauche ou à la droite, puisque telle est la triste vocation des partis centristes…

De façon générale, l’ensemble de la population française adhère massivement à une majorité de vos propositions. Comment expliquez-vous, dans ce cas, que les politiciens soient aussi timides pour les proposer?

Parce qu’ils sont totalement prisonniers du Système politico-médiatique, qui exerce sur eux une pression à laquelle ils se soumettent sans état d’âme, peut-être même avec joie et bonheur…. Les candidats des grands partis, à l’exception de Marine Le Pen, jouent à fond le jeu du système, et, s’ils s’en écartent à la marge, ce n’est que pour tenter de grappiller quelques voix supplémentaires, au cas où. J’ajouterai que le devenir de la France n’est pas leur préoccupation principale, pour parler charitablement, et donc que les mesures de redressement de notre Manifeste, pourtant voulues par les Français, sont le cadet de leurs soucis, pour parler moins charitablement.

Les catholiques attachés aux principes non négociables ne peuvent manquer de s’attrister de la relativement faible adhésion des Français aux mesures liées à ces principes. Comment pensez-vous que nous puissions agir dans les prochaines années pour convaincre la partie la plus large possible de la population française du bien-fondé de l’anthropologie chrétienne?

Je mettrai un léger bémol à votre remarque, même si j’en partage le fond : l’électorat de droite reste pour moitié favorable à l’abrogation de la loi Taubira, et pour un tiers environ à la révision de toutes les lois relatives à l’avortement. Ce n’est pas rien ! Cela montre d’une part que les leaders de la résistance anti-Taubira ont eu tort d’abandonner le combat de l’abrogation de la funeste loi, et que ceux qui combattent courageusement et frontalement l’avortement depuis 40 ans peuvent tout de même s’appuyer sur un nombre important de Français. Comment agir dans les années à venir ? Tout d’abord, ne jamais baisser la garde sur ces sujets, en refusant tous les petits accommodements ou autres compromissions qui ne feront qu’accroître le mal dans des proportions inouïes. Par exemple, comment des leaders se disant catholiques osent-ils dire que le « mariage homosexuel » est désormais acquis, puisque « l’on ne peut plus revenir dessus », et qu’il importe donc de « passer à autre chose » ? Il faut, d’autre part, développer l’information libre, vraie, décomplexée sur tous ces sujets, en contournant la dictature du politiquement correct qui écrase même une partie non négligeable du monde catholique. La guerre totale qui fait rage sur ces sujets fondamentaux ne se gagnera qu’avec la puissance personnelle et collective qu’apporte l’attitude authentiquement libre, vécue au quotidien.

S’il faut interdire les prêches légitimant le djihad armé, il faut interdire le Coran

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Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

« Le ministère de l’Intérieur ferme la mosquée de Torcy à cause de prêches « légitimant le djihad armé ».

Matthias Fekl n’a donc pas davantage compris que ses prédécesseurs que les prêches « légitimant le djihad armé » trouvent leur légitimité dans le Coran. Et que si l’on veut qu’il n’y en ait plus il faut fermer toutes les mosquées. Et interdire le Coran. »

Il est temps de cesser d’instrumentaliser la mémoire historique contre les Français

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Mr Jo Weismann, français de confession juive, a fait une déclaration au Maine Libre sur les propos de Marine Le Pen. Pascal Gannat, président du groupe régional FN-RBM formule un droit de réponse :

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« Monsieur Weismann, je suis né en 1955, fils d’une résistante. D’abord communiste, ma mère a ensuite échappé à cette doctrine totalitaire, comme elle avait combattu son reflet nazi. J’ai été élevé dans le catholicisme, qui m’a inculqué l’horreur de toutes les idéologies qui défigurent la personne. Je crois à la dignité de chaque vie humaine de sa conception à sa mort naturelle.

Ni De Gaulle, ni G. Pompidou, ni Valéry Giscard d’Estaing, ni même F. Mitterrand n’ont voulu reconnaître la culpabilité de la France dans la rafle du Vélodrome d’hiver, estimant que ces faits atroces étaient de la responsabilité de l’occupant et du régime de Vichy, mis en place avec le soutien des parlementaires, dont une majorité avaient été élus sous l’étiquette du Front populaire. Marine Le Pen n’a donc rien dit qui soit différent de la position des quatre premiers présidents de la Ve République.

Sans pratiquer l’oubli mémoriel, il est temps de cesser d’instrumentaliser la mémoire historique contre les Français et d’abaisser dans une culpabilité permanente la grandeur de notre peuple et de son glorieux héritage. Je compatie à la blessure inguérissable qui est sans doute la vôtre, mais on ne fonde pas l’avenir d’un pays sur les erreurs qu’ont commis dans le passé quelques-uns de ses membres.

Nous sommes en 2017. Le totalitarisme qui frappe aujourd’hui la France, n’est plus le nazisme, mais l’islamisme radical, qui a massacré près de 250 citoyens français en quelques mois, du jamais vu depuis la Deuxième guerre mondiale, justement. C’est l’une des raisons qui fonde mon engagement derrière Marine Le Pen, pour la liberté et la sécurité de tous les français quelles que soit leur origine ou leur confession religieuse. »

Les Coptes d’Egypte… une Eglise de martyrs

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Le sermon de dimanche dernier du père Boulad à propos des deux attentats de dimanche contre les chrétiens coptes

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Auteur : erlande

68 ans;45 ans d'expérience dans la communication à haut niveau;licencié en lettres classiques;catholique;gaulliste de gauche à la Malraux;libéral-étatiste à la Jacques Rueff;maître:Saint Thomas d'Aquin:pro-vie sans concession.Centres 'intérêt avec connaissances:théologie,metaphysie,philosophies particulières,morale,affectivité,esthétique,politique,économie,démographie,histoire,sciences physique:physique,astrophysique;sciences de la vie:biologie;sciences humaines:psychologie cognitive,sociologie;statistiques;beaux-arts:littérature,poésie,théâtre,essais,pamphlets;musique classique.Expériences proffessionnelles:toujours chef et responsable:chômage,jeunesse,toxicomanies,énergies,enseignant,conseil en communication:para-pubis,industrie,services;livres;expérience parallèle:campagne électorale gaulliste.Documentation:5 000 livres,plusieurs centaines d'articles.Personnalité:indifférent à l'argent et aux biens matériels;généraliste et pas spécialiste:de minimis non curat praetor;pas de loisirs,plus de vacances;mémoire d'éléphant,pessimiste actif,pas homme de ressentiment;peur de rien sauf du jugement de Dieu.Santé physique:aveugle d'un oeil,l'autre très faible;gammapathie monoclonale stable;compressions de divers nerfs mal placés et plus opérable;névralgies violentes insoignables;trous dans les poumons non cancéreux pour le moment,insomniaque.Situation matérielle:fauché comme les blés.Combatif mais sans haine.Ma devise:servir.Bref,un apax qui exaspère tout le monde mais la réciproque est vraie!

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