a Chronique Agora : Simone Wapler : Un système bancaire frauduleux cautionné par l’Etat-providence-et varia

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La Chronique Agora

Simone Wapler : Un système bancaire frauduleux cautionné par l’Etat-providence
Les dépenses de redistribution anesthésient les électeurs qui ne voient pas l’escroquerie financière dont ils sont victimes.
Bill Bonner : Les fausses informations de la Fed
Les actions sont au plus haut mais les anticipations de la relance Trump déclinent. Les allégements fiscaux tardent — toutefois le crédit bon marché devrait durer.
Nick Hubble : Comment réguler la fraude bancaire ?
Les banques peuvent faire faillite même lorsqu’elles sont correctement capitalisées. Une jauge fiable de risque réside dans la proportion des dépôts en regard des prêts.

LES NOTES DE SIMONE WAPLER
Simone Wapler

Un système bancaire frauduleux cautionné par l’Etat-providence

Vous avez remarqué ? Les candidats à la présidence de la République ne nous parlent pas d’argent. Enfin pas d’argent public. Pas un seul des candidats ne prévoit de réduire vraiment la portion de l’activité économique captée par l’Etat.

Ils nous parlent encore moins de notre argent, ils parlent surtout de notre assistanat.

Pourtant l’OCDE a publié à la fin de l’année un article* selon lequel :

Un trop gros gouvernement nuisait à la croissance,
A partir de 36% du PIB capté par l’Etat, les dépenses publiques étaient nuisibles.

En France nous en sommes à plus de 57%.

Moins les candidats nous parlent de chiffres et d’argent, plus nous y réfléchissons, ici, à La Chronique. Car nous pensons que la plupart de nos maux viennent d’une conception erronée de l’argent.

Ce que nous appelons « argent » est très majoritairement de la dette. Ainsi, le solde de votre compte en banque est une dette que votre banque reconnaît avoir envers vous.

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Pour en faire partie, c’est par ici.

Le danger est que le système bancaire est frauduleux puisqu’il suffit d’obtenir une licence bancaire pour avoir le droit de comptabiliser de l’argent dans deux endroits simultanément. C’est ce que permettent les « réserves fractionnaires » (voir à ce sujet l’article de mon collègue Nick Hubble). Votre dépôt devient le prêt octroyé à Tartampion ; vous-même et Tartampion pouvez disposer de l’argent en même temps. La deuxième phrase est évidemment fausse.

« Réguler » ce système frauduleux consiste en réalité à en camoufler l’escroquerie. C’est pour cela que la réglementation est incompréhensible et que personne n’a envie de se plonger dans ce que sont les ratios « Core Tier One », le FESF, le MES, les outright monetary transactions de la Banque centrale européenne et autres joyeusetés. C’est pour cela aussi que la Banque centrale régule les banques : on est mieux entre amis et gens du même monde.

La BCE s’est octroyé le pouvoir de faire naître 80 Mds€ par mois d’argent. Cet argent est donné en priorité aux amis de M. Draghi, les grandes banques et de grandes entreprises multinationales.

Nous, nous en récoltons les miettes empoisonnées. Ces miettes sont toxiques car la multiplication du crédit gratuit fait baisser le rendement de notre épargne (livret, assurance-vie) et monter l’immobilier (il devient de plus en plus inaccessible pour ceux qui veulent s’acheter un toit, et son rendement baisse pour ceux qui veulent se créer une source de revenus complémentaires).

Pour nous anesthésier, l’Etat-providence – qui lui aussi a accès au crédit quasi-gratuit – multiplie les allocations, les redistributions et ses bons offices.

C’est ainsi que :

la classe moyenne a le sentiment de s’appauvrir et que son futur lui échappe.
l’Etat-providence capte plus de la moitié de ce que nous produisons.
la croissance s’atrophie.

Nous ne pensons même plus à nous rebeller devant la bureaucratie, la Parasitocratie.

Gourney, Sauvy, Orwell, Courteline, Kafka… dénonçaient ou se moquaient de la bureaucratie.

Nous, nous remplissons des formulaires, nous trouvons que tout se complique, que de plus en plus de choses échappent à notre contrôle, mais nous souhaitons en déléguer encore plus à l’Etat. Nous recevons passivement les excuses telles que « c’est la nouvelle norme », « c’est la loi », « c’est l’Europe »…

Les candidats qui ont le plus de succès sont ceux qui proposent le plus de tout ce qui nous a mené là. Les plus populaires d’entre eux proposent une « monnaie nationale » encore plus frauduleuse que la monnaie européenne.

Monnaie et crédit sont indissolublement liés et le système court à son effondrement ; un changement de monnaie ne rendra cet effondrement que plus rapide. L’or est la seule monnaie qui ne soit la dette de personne, et c’est pour cela que les systèmes monétaires actuels entendent le rejeter.

Mais il se produit une chose bizarre : l’or semble avoir touché un point bas en novembre 2015 et depuis, il reprend sournoisement son ascension.
[NDLR : Vous pouvez obtenir un puissant effet de levier sur la future hausse des cours de l’or en glissant quelques minières bien choisies dans votre portefeuille. Découvrez comment en cliquant ici.]

*Que vous pouvez télécharger ici : http://www.oecd.org/eco/public-finance/WKP%201344.pdf

PRESIDENTIELLES 2017 :
DEMANDEZ LE PROGRAMME !

Cher concitoyen : un nouveau programme vient de sortir – à consulter absolument avant le premier tour des élections le 23 avril 2017 !

Ce programme prévoit plus de libertés et plus de prospérité pour tout Français qui suivra nos conseils à la lettre, et quel que soit le nom du prochain Président…

Pour en savoir plus : demandez le Programme…

LES NOTES DE BILL BONNER
Bill Bonner

Les fausses informations de la Fed

Robert Shiller, professeur à Yale et lauréat du Prix Nobel, déclare que les actions sont à leur zénith.

Le soleil boursier éclatant serait à son zénith. Selon lui, il n’a brillé aussi haut dans le ciel qu’à deux reprises dans l’histoire : en 1929, en 1999… et à chaque fois avant un plongeon majeur des marchés actions.

Au lieu de rapporter le cours des actions aux bénéfices de l’année précédente, Shiller préfère le rapporter aux bénéfices moyens réalisés sur les 10 dernières années, corrigés de l’inflation.

Selon lui, cela permet de lisser les fluctuations d’une année sur l’autre et de produire une image plus claire de la valeur.

Avec un S&P 500 se négociant à un ratio de Shiller de 29 (en 1929, le marché a enregistré un pic affichant un ratio de Shiller de 30), les ombres s’allongent telles des ivrognes sur les trottoirs.

Case Shiller

Préparez-vous à une épreuve de force.

Bloomberg indique que deux des initiés les plus influents de Wall Street, Larry Fink, à la tête de BlackRock, et Jamie Dimon, à la tête de JPMorgan Chase, ont commencé à remarquer que la lumière diminuait :

« Jeudi, Fink a déclaré que la croissance ralentissait en raison d’inquiétudes sur le vote d’approbation des mesures de Trump par le Congrès. Mardi, dans une lettre aux investisseurs, Dimon a déploré que ‘clairement, quelque chose ne tournait pas rond’ dans le pays. Ces deux dirigeants font partie d’un groupe de chefs d’entreprise qui conseillent le président Donald Trump.

Fink a exprimé sa déception concernant la cadence des changements, jusqu’à présent, sous ce nouveau gouvernement. Il a déclaré sur CNBC que l’économie mondiale ralentissait alors que les consommateurs et les entreprises attendaient de voir si le nouveau gouvernement pourrait faire passer des mesures concernant la réforme fiscale et la déréglementation, après l’échec de la loi sur l’assurance-maladie au mois de mars.

‘On craint de plus en plus que les changements proposés soient difficiles à mettre en oeuvre’, a déclaré Fink, jeudi, sur CNBC. ‘On constate un ralentissement de notre économie' ».

Un mythe coûteux

Voyons…

Pas de révocation de l’Obamacare… pas de réduction des dépenses militaires… pas de coupes sur les prestations sociales… pas de réforme du système fondé sur l’argent bidon.

Les conseillers de Trump, Steve Bannon et Jared Kushner « luttent non-stop », indique le Daily Beast. Le Congrès est une foire d’empoigne.

En attendant, l’Etat brûle de l’argent et se heurte à un plafond de la dette.

Quelles sont les chances que la Team Trump puisse rassembler les républicains du congrès pour faire passer des allègements fiscaux considérables et un vaste programme d’infrastructures ?

Elles sont faibles. Mais regardons de plus près…

Le « Boom Trump » pourrait bien appartenir à la pire sorte de mythes : ceux qui coûtent cher.

La réalité que nous observons est la suivante : le système ne peut être sérieusement réformé car les gens qui le contrôlent ne veulent pas le réformer. Comme les alcooliques qui n’ont pas encore touché le fond, ils ne sont pas prêts à l’abstinence.
2000€ à gagner !

Les compères, les prestataires, les banquiers, les politiciens, ceux qui financent les campagnes, les lobbyistes, les secteurs privilégiés par le Deep State — et en particulier Wall Street : aucun d’eux n’est prêt à renoncer à l’alcool.

Au contraire, ils en veulent plus.

D’où vient-il ?

Des impôts, des réglementations et du système monétaire.

Les recettes fiscales – que l’on fait tourner comme une bouteille de whisky – constituent l’une des sources de cette gnôle. Mais elle est limitée. Si l’on presse trop les contribuables, ils se mettent à hurler.

Les initiés s’en donnent à coeur joie également avec les réglementations.

Les lois, la paperasse, les restrictions, les permis : tous gonflent les charges des entreprises et des consommateurs… mais également le pot-de-vin versé à un compère, quelque part.

Qui est gagnant ?

Les initiés qui rédigent les lois, bien entendu.

Le détournement

La troisième source est la plus intéressante, pour nous : il s’agit du système de l’argent à crédit.

Qui se plaindrait d’un crédit bon marché ?

On embobine même les épargnants — qui selon les estimations auraient perdu 2 000 Mds$ depuis 2009 du fait du blocage des taux d’intérêt — en leur faisant croire qu’un crédit bon marché stimule l’économie.

Ce système est malhonnête et injuste. L’un de nos lecteurs l’explique…

« Avant 2009, je pensais comme beaucoup d’autres avoir de l’argent, des économies et une retraite acquise. La mission avait été accomplie. Ce krach a commencé à nous révéler que tout ce qui précède était faux.
[NDLR : Peut-être que vous aussi, vous comptiez sur les rendements de votre contrat d’assurance-vie en euro pour assurer votre retraite… et voilà que son rendement devient quasi-nul. Pire, le capital pourrait être gelé en raison de l’activation de la loi Sapin. Découvrez comment vous protéger en cliquant ici.]

Lorsque la monnaie d’échange peut être créée au gré de quelqu’un, et dépensée à ce même gré, ce quelqu’un est littéralement le Dieu de tous ceux qui utilisent ladite monnaie. A proprement parler, il s’agit là de capital politique ou d’une monnaie politique… Ce n’est rien d’autre que du vol avec un grand V, et nous y participons tous. »

Un autre lecteur nous apporte cette précieuse indication :

« Le Lévitique 19:35 indique la chose suivante : ‘vous ne commettrez point d’iniquité ni dans les jugements, ni dans les mesures de dimension, ni dans les poids, ni dans les mesures de capacité.’ Et le proverbe 11:1, ce qui suit : ‘la balance fausse est en horreur à l’Eternel, Mais le poids juste lui est agréable’.

J’ai vécu au Japon de 1992 à 2012 et, au cours de cette période, l’Amérique est devenue plus grossière et moins honnête. Cette distance m’a donné une perspective que trop peu d’entre nous possèdent. Je ne peux m’empêcher de croire que l’argent malhonnête est un facteur subtil mais significatif du déclin de la moralité chez l’homme de tous les jours. »

Le larcin est facile à repérer lorsqu’il est provoqué par l’inflation. Votre argent perd de la valeur chaque jour. Et cela revêt une certaine équité : on vole riches et pauvres proportionnellement.

Mais le vol commis par un crédit illimité et sous-évalué est plus subtil. C’est ce que John Galbraith, l’économiste, a qualifié de « bezzle* », dans le livre** qu’il a consacré à la crise de 1929. [Le bezzle est le mot par lequel les drogués de Manchester et Leeds désignent la kétamine qui est à l’origine un anesthésique, NDLR]

Il a remarqué que toute économie comporte une part de vol et d’imposture. Mais lorsque le crédit afflue et que les marchés partent à la hausse, le « taux de malversation augmente, le taux de découverte des cours s’effondre, et le bezzle augmente rapidement ».

La richesse passe du travailleur lambda à l’initié du Deep State… et ni l’un ni l’autre ne sait ce qu’il s’est passé. Le type lambda ne sait qui blâmer : les Mexicains, les Chinois, les robots ?

L’initié, quant à lui, se trouve génial.

Et l’économie – de même que sa richesse – décline.

* NDLR : Terme décrivant de l’argent détourné dont l’escroc profite alors que la victime ne sait pas encore qu’il lui a été dérobé.
** La crise économique de 1929, 2011, EditionsPayot.

LES NOTES DE NICK HUBBLE

Comment réguler la fraude bancaire ?

Vous souvenez-vous des tests de résistance des banques européennes dont les médias avaient l’habitude de nous abreuver régulièrement ? En ayant eu assez de sauver de la faillite les grandes institutions financières et leurs actionnaires fortunés, les gouvernements imposent à présent aux banquiers de mener leurs affaires avec plus de prudence. Pour cela, ils exigent des banques qu’elles se soumettent régulièrement à des tests de respect des normes financières. Ces tests sont comparables à la version financière d’un jeu de guerre.

Ensuite, les médias nous font croire que les banques sont sûres et ne risquent pas de couler en cas de nouvelle crise… ce qui est un paradoxe flagrant puisque les crises proviennent généralement des banques elles-mêmes.

La définition de la sécurité est arbitraire. Les banques sont contrôlées sur le niveau de leurs réserves de liquidités et de fonds propres. Elles doivent respecter les ratios fixés par les accords de Bâle.

Malheureusement, il s’est avéré que cette approche était une erreur. La façon dont les gouvernements ont cherché à sécuriser les activités des banques n’a pas permis de véritablement réduire le risque systémique du secteur bancaire. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude publiée par quatre chercheurs du Bureau National Américain de Recherche Economique [American National Bureau of Economic Research NDLR].

Le ratio de fonds propres n’est pas un indicateur de risque pertinent

La synthèse de l’étude est vraiment intéressante et limpide. Je l’ai décomposée en plusieurs parties afin que nous puissions analyser les informations qu’elle contient qui sont importantes pour vous :

« Le durcissement des normes prudentielles en matière de ratios de fonds propres ne va probablement pas empêcher une nouvelle crise financière. Ceci est une réalité démontrée empiriquement par l’histoire économique des pays industrialisés entre 1870 et 2013 ainsi que durant toute la période suivant la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes arrivés à cette conclusion surprenante grâce à de nouvelles données collectées concernant la structure du passif des banques dans 17 pays. Le fait est que le ratio de fonds propres, utilisé comme indicateur de solvabilité bancaire, n’a aucune valeur prédictive des crises qui se sont déroulées. »

En d’autres termes, tous ces tests de résistance des banques, réglementations et voyages à Bâle pour se mettre d’accord sur les normes financières étaient absolument inutiles. L’histoire montre que les banques peuvent faire faillite même lorsqu’elles sont correctement capitalisées.

En théorie tout comme en pratique, l’idée que le niveau des fonds propres est la clef qui permet à une banque de survivre en cas de crise est l’une des règles fondamentales de la gestion financière. Mais c’est faux historiquement (tout comme la plupart des pratiques et théories dans les domaines économiques et financiers).

Cela n’a rien de nouveau. Avant la crise de 2008, les régulateurs s’appuyaient sur la notion de value at risk (VaR) pour contrôler les risques pris par les banques d’affaires. Ce fut un échec total. Quand les marchés financiers se sont totalement détraqués en 2008, le secteur tout entier a implosé étant donné que les acteurs s’appuyaient tous sur cette même contrainte de value at risk.

Pour en revenir aux banques, comment est-il possible de se tromper à ce point ?

L’activité bancaire moderne est intrinsèquement frauduleuse

Les activités bancaires sont par nature frauduleuses. Lorsque vous déposez de l’argent dans une banque, la banque l’utilise pour réaliser des prêts. Ainsi l’argent est enregistré comptablement à deux endroits en même temps : sur votre compte et sur celui de l’emprunteur. Vous pourriez en théorie tous les deux – vous déposant et l’autre emprunteur – dépenser cet argent en même temps… sauf si vous essayez de le faire réellement.

Si les épargnants devaient demander à retirer leurs économies, ou si les emprunteurs étaient incapables de rembourser tout ou partie des fonds, alors la fraude serait révélée. Le niveau de fonds propres de la banque n’a pas d’importance, une fraude est une fraude. Si deux personnes réclament en même temps le même argent, cela ne peut que mal se terminer.

Le ratio de prêts sur dépôts est une vraie mesure du risque

L’étude confirme qu’il s’agit d’un point-clef. La probabilité d’une crise bancaire est en réalité déterminée par la proportion des dépôts qui est utilisée par l’établissement pour réaliser des prêts.

« Nous avons découvert que les indicateurs de liquidité tels que le ratio encours de crédits/dépôts et la part des sources de financement autres que les dépôts permettent de signaler un risque de fragilité financière. »

Si une banque ne prête qu’une petite partie des dépôts, alors la fraude a moins de chances d’être révélée. Habituellement les épargnants ne retirent pas tous leurs fonds en même temps.

Les sources de financement autres que les dépôts sont également importantes car il s’agit de ressources stables pour la banque, contrairement aux dépôts qui peuvent être retirés immédiatement à la demande des épargnants. Les fonds ainsi mis à disposition de la banque peuvent être utilisés par l’investisseur ou par l’emprunteur, mais pas par les deux en même temps. C’est une façon honnête pour la banque de se financer.

Cela ne signifie pas qu’il n’est pas possible d’en abuser. Northern Rock nous a montré comment ce type de financement peut également mener à une crise. Mais c’est une autre histoire. Restons concentrés sur le sujet des dépôts.

Une fraude qui devient légale avec une licence bancaire

La fraude que constitue le système bancaire de réserves fractionnaires n’est autorisée qu’avec de l’argent et à la condition d’avoir une licence bancaire délivrée par le gouvernement. Si vous déposez vos meubles de jardin dans un entrepôt de stockage, l’entrepôt ne sera pas autorisé à les prêter. Si vous confiez votre épargne à une société qui ne possède pas de licence bancaire, il serait illégal pour cette société de prêter cet argent. En revanche, si une société possède une licence bancaire, alors elle cela devient légal.

Etant donné que notre système financier est basé sur une fraude, nous ne devrions pas être surpris qu’il traverse des crises à répétition. Les accords de Bâle sur les ratios de fonds propres n’y changeront rien.

Rappelez-vous, si le problème provient d’un système frauduleux, alors c’est l’importance du niveau de la fraude qui détermine la probabilité qu’elle soit découverte. Si la banque conserve en sécurité la majorité de vos dépôts et n’en prête qu’une petite partie, il est peu probable que vous vous rendiez compte de la supercherie. En effet, la plupart des déposants conservent leur argent dans le système bancaire. Et si la banque se finance à l’aide d’autres ressources que les dépôts, le risque se réduit encore davantage.

Une croissance rapide du crédit est un indicateur prédictif de crise

Alors comment prévoir l’arrivée d’une crise ? Selon cette étude, la croissance du crédit est un indicateur qui possède une excellente valeur prédictive. Cela s’explique par le fait qu’une croissance soudaine du volume de crédits a généralement lieu au prix d’une augmentation des créances douteuses. Si un boom soudain se produit, c’est probablement que nous sommes en présence d’une bulle, ou que les banques ont abaissé leurs critères d’octroi de prêts (comme par exemple durant la crise des subprime).

Quand la bulle explose, les crédits responsables de la bulle ne peuvent pas être remboursés. La banque se trouve en défaut lorsque les déposants souhaitent récupérer leur argent alors que certains emprunteurs ont dépensé cet argent et son à présent incapables de le rembourser. Comme l’étude le démontre, c’est « l’augmentation des créances à l’actif du bilan » qu’il faut surveiller pour prédire une crise bancaire. Et c’est la mauvaise qualité des créances qui représente l’élément déclencheur de la crise.
[NDLR : Vendre à découvert la banque la plus pourrie d’Europe… C’est la transaction que vous propose Jim Rickards et son équipe de Trade Confidentiel. Cette banque ne va peut-être pas faire faillite mais son cours va glisser vers les abîmes. Découvrez comment en profiter en cliquant ici.]

Cependant, si les banques sont correctement capitalisées, alors elles pourront reprendre leurs opérations frauduleuses rapidement après la crise :

« Néanmoins, un niveau de fonds propres important représente un avantage en termes de stabilité macroéconomique : la reprise économique après une crise financière est beaucoup plus rapide lorsque les banques possèdent un niveau plus élevé de fonds propres ».

Les ratios de fonds propres ne sont donc pas complètement inutiles finalement… du moins si vous voulez voir se répéter encore une fois la même escroquerie.

Le cas alarmant de l’Europe

Supposons que cette l’analyse de cette étude soit correcte. Dans quelle situation se trouve l’Europe ?

Cliquez ici pour continuer votre lecture…

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Auteur : erlande

68 ans;45 ans d'expérience dans la communication à haut niveau;licencié en lettres classiques;catholique;gaulliste de gauche à la Malraux;libéral-étatiste à la Jacques Rueff;maître:Saint Thomas d'Aquin:pro-vie sans concession.Centres 'intérêt avec connaissances:théologie,metaphysie,philosophies particulières,morale,affectivité,esthétique,politique,économie,démographie,histoire,sciences physique:physique,astrophysique;sciences de la vie:biologie;sciences humaines:psychologie cognitive,sociologie;statistiques;beaux-arts:littérature,poésie,théâtre,essais,pamphlets;musique classique.Expériences proffessionnelles:toujours chef et responsable:chômage,jeunesse,toxicomanies,énergies,enseignant,conseil en communication:para-pubis,industrie,services;livres;expérience parallèle:campagne électorale gaulliste.Documentation:5 000 livres,plusieurs centaines d'articles.Personnalité:indifférent à l'argent et aux biens matériels;généraliste et pas spécialiste:de minimis non curat praetor;pas de loisirs,plus de vacances;mémoire d'éléphant,pessimiste actif,pas homme de ressentiment;peur de rien sauf du jugement de Dieu.Santé physique:aveugle d'un oeil,l'autre très faible;gammapathie monoclonale stable;compressions de divers nerfs mal placés et plus opérable;névralgies violentes insoignables;trous dans les poumons non cancéreux pour le moment,insomniaque.Situation matérielle:fauché comme les blés.Combatif mais sans haine.Ma devise:servir.Bref,un apax qui exaspère tout le monde mais la réciproque est vraie!

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